Araiyakushi-mae (新井薬師前)

Le quartier

Mercredi 4 novembre


Nous n'avons rien de prévu

Après une grasse matinée et un bon petit déjeuner très tardif, ma fille m'emmène découvrir son quartier.

 

Et en premier lieu le temple Araiyakushi-baishōin (baishōin = "temple du prunier illuminé") qui a donné le nom à tout le quartier.  

Le temple

Le temple est dédié à Yakushi Nyorai (le Bouddha guérisseur) et Arai est simplement un toponyme.

Il appartient à la secte bouddhiste Shingon et a été fondé en 1586. 

C'est un Temple "des familles" : ouvert et gratuit.

On y vient, on y passe, on profite des jardins, c'est un lieu de prières et de détente... 

 

Le premier dimanche de chaque mois, et depuis 1976, un marché aux puces d'une soixante de stands, s'installe dans le parc. Tissus, céramiques, boîtes, lampes torches... 

Crédit photo : Fleamarket - Japan

Le parking vertical

 Jouxtant le temple à le toucher, je reste bouche bée devant un parking vertical (qui n'existe plus) ! Et comme nous avons le temps j'assiste à la manœuvre complète et complexe du garage d'une voiture ! Impressionnant !

Parking vertical !
Parking vertical !

Senbeïs et bonbons

Ma fille et moi déambulons maintenant dans les rues et le shotengai d'Araiyakushi-Mae.

Une petite boutique attire mon attention : elle n'est pas petite, elle est minuscule ! Un papy vend des "senbeï" (sorte de galettes grillées ou crackers rond) faits maison. 

boutique de senbeï
boutique de senbeï

Plus loin encore c'est une confiserie dont le parfum attire nos pas ! Il s'agit de PAPABUBBLE ! On y fabrique devant nos yeux des bonbons aux fruits aux formes, couleurs et... saveurs exquises !

Ce n'est pas "typiquement" japonais, mais ces bonbons sont non seulement jolis, mais ils sont délicieux !

Les bonbons aux fruits de chez PapaBubble
Les bonbons aux fruits de chez PapaBubble

Takoyaki maison !

Nous passons devant un "restaurant" (un yatai) qui m'intrigue... On y cuit, avec une incroyable dextérité, sur des plaques de fonte creusées de demi-sphères, des petites boules de pâtes dans et sur lesquelles on verse toutes sortes de choses.... Ma fille me dit : ce sont des takoyaki !

Et c'est justement ce qu'elle a l'intention de nous faire ce soir, à la "maison", accompagnés d'une soupe miso.

 

Les takoyaki (littéralement "pieuvre grillée ou cuite") sont une spécialité de Ōsaka,. Ce sont des boulettes de pâte, semblable à la pâte à crêpe, contenant des morceaux de poulpe, cuites dans un moule, un peu comme les gaufres... (sources Wikipedia)

 

Ma fille fait donc emplette de diverses "choses" dont j'ignore le nom bien sûr, dans le petit supermarché "Marucho" (où j'irai plus tard faire moi-même des courses... qui, depuis a changé de "look" de fonction et de nom : スギ 薬局  "Sugi drugstore" )... et nous rentrons au studio. 

Elle sort le moule spécial que lui a offert un ami français de passage lorsqu'ils se sont promenés dans Tokyo pendant la Golden Week (du 29 avril au 5 mai, jours de fêtes et congés des Japonais et moment des soldes)... et c'est parti !!!

Avant de déguster les takoyaki à peine sorti du moule, nous regardons, comme fascinés la "danse" des copeaux de bonite séchée dont nous les avons "saupoudrés"... Mayonnaise et sauce takoyaki, ciboulette... un délice !


Samedi 7 novembre - Lessive et corbeaux !

Après notre journée passée à Enoshima, c'est grasse matinée, petit déjeuner de café soluble, pain de mie, gelée de fruits et kaki frais et lessive !

Nous allons donc sous l'escalier extérieur qui monte à l'étage, car le lave-linge commun de la maison est abrité sous les marches dans un tout petit local donc, avec les compteurs à gaz.

Cela coûte 200¥ (approximativement 1,60 €) pour faire une lessive qui se fera à l'eau froide ce qui est le cas de la grande majorité des machines à laver au Japon. 

 

Nous déposons donc notre linge dans la cuve, ma fille met sa lessive dans le compartiment prévu à cet effet et c'est parti !

Lorsque la machine a terminé son cycle et son essorage, nous allons prendre nos vêtements et nous les disposons sur des cintres que nous suspendrons à la barre prévue pour cet effet dans le petit interstice entre la maison et le muret qui nous sépare du jardin de "Papy".

 

Il faudra ensuite être attentives et surveiller notre lessive car de drôles de pirates noirs et malins, les "karasu" (corbeaux) adorent jeter à terre le linge suspendu, avec leur gros becs noirs et s'emparer du cintre pour construire leurs nids !!!

Les corbeaux tokyoïtes : des voleurs de cintres !


De l'autre côté de la gare

 

Puis ma fille est partie à son travail : serveuse dans un pub anglais de Meguro : "the Meguro Tavern"

Je l'ai accompagnée jusqu'à la gare d'Araiyakushi-Mae et me voici seule....

 

Je vais donc m'aventurer de l'autre côté de la gare !

Après avoir franchi le petit passage à niveau avec d'autres piétons et cyclistes, j'ai donc poursuivi mon chemin tout droit pour aller jusqu'à un petit parc, entourant un sanctuaire shinto dont ma fille m'avait parlé.

Le temps de jeter un œil au 100¥ shop près de la gare (et repartir avec une paire de chaussettes !), la marche jusqu'au parc prenant aussi un bon moment, le jour commence déjà à décliner sérieusement !

Le parc est quasiment vide et très calme.

Un monsieur lit sur un banc en fumant la pipe ! Nous nous saluons de la tête...

Voilà déjà le "jingle de 17 heures" qui résonne et annonce la fermeture du parc....

Je n'ai plu qu'à revenir vers le studio et me faire un thé bien chaud car il commence à faire froid.

Au retour, ne sachant pas trop quoi cuisiner, j'achète des onigiri, ces sortes de "sandwiches au riz, au combini (ou kombini) 7-eleven qui est à quelques mètres de l'appartement, ainsi que du tofu et du Yōkan (sorte de pâte de coing mais aux haricots rouges au au thé vert) et je préparerai une soupe miso pour le retour de ma fille tard dans la nuit.


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