Shinjuku - 新宿区  -  Wagashi et thé grillé

En attendant notre Rendez-vous

Vendredi 13 novembre

Nous avons rendez-vous avec un ami de ma fille, Ryusuke, pour boire un thé et papoter sur notre futur séjour à Kyōto.

Il pleut et il y a parfois de fortes rafales d'un vent froid et aigre.

Il ne fait pas bon traîner dans les rues.

Toutefois, et avant de nous rendre à notre rendez-vous, ma fille et moi retournons au Bic Camera de Shinjuku, où ma fille avait acheté son appareil photo afin de pouvoir bénéficier de son bon d'achat "cadeau" et se procurer ainsi "gratuitement" une carte mémoire. La voici donc encore une fois en grande conversation avec le vendeur, et encore une fois elle se débrouille très bien.

Nous achetons ensuite quelques cartes postales dans une grande papeterie, puis, comme la pluie a redoublé, nous entrons dans un grand magasin de plusieurs étages. Il y fait bon, et nous sommes au sec....

 

A l'entrée nous prenons, chacune, un sac plastique de forme oblongue mis à disposition, et dans lequel nous enfilons nos parapluies, afin qu'ils ne s'écoulent pas partout dans le magasin. 

  

Nous visitons ainsi plusieurs étages, comme s'il s'agissait un peu d'une exposition... et finalement, nous n'achetons rien... 


Wagashi & thé grillé d'automne

 

Puis nous rejoignons donc, comme prévu, Ryusuke, un ami de ma fille rencontré en 2007 lors de son "home stay" et dans ses cours à l'Institut de langue (bourse d'études). Et par chance (pour moi) Ryusuke parle français car il l'a appris et a fait déjà quelques séjours en France !

Poli mais pas trop coincé non plus, étudiant plutôt moderne tout en restant classique, cultivé et souriant, intelligent et ouvert : c'est un garçon d'une très agréable compagnie. 

 

Il nous invite dans un salon de thé, un des plus anciens de Shinjuku, dont la spécialité est la pâtisserie japonaise traditionnelle appelée Wagashi.

C'est une appellation qui recouvre en fait plusieurs sortes de pâtisserie : les mochi, les dorayaki, les daifuku, les dango, les manju, les monaka… 

 

Nous commandons un thé grillé d'automne, (bancha hojicha) que l'on nous sert avec des azukis (haricots rouges sucrés) confits qui ne sont pas s'en rappeler -à la vue- des... crottes de lapin. 

 

Les trois ingrédients de base des wagashi sont à base de mochi (pâte de riz gluante) d’anko (crème de haricots rouge sucrés) et de patates douces. 

 

De toute façon les Japonais ne sont pas très "sucre". Surtout les hommes, qui prétendent, mais ce n'est pas toujours exact... préférer les plats salés aux douceurs (jugées trop "féminines" à leur goût...) 

 Je commande un wagashi à la châtaigne (kuru), et ma fille  un wagashi au Yuzu

 

Nous en profitons pour expliquer à Ryusuke, que nous avons acheté des yuzu à Okutama, après le onsen (c'est d'ailleurs lui, je crois qui avait parlé de ce onsen à ma fille).

Et nous avouons avoir tenté d'en manger un, tel quel, comme une mandarine à laquelle il ressemble, sur le quai désert de la gare de Ōme. Ce fut un fiasco : tellement acide et rempli de pépins... !

Ryusuke nous regarde, quelque peu interloqué et amusé... Cela ne se mange pas tout à fait comme ça !!! (ce que nous avions vite remarqué et beaucoup ri de notre bévue).

Nous rions encore, et avec lui, de cette "bourde"... Et il nous explique qu'on utilise le yuzu dans certains plats cuisinés, pour parfumer les gâteaux, notamment les wagashi justement (d'où notre choix) et que l'on peut aussi en parfumer le bain avec le zeste ou carrément en plongeant des yuzus dans l'eau....

 

Une idée que nous mettrons en pratique plus tard, dans la petite baignoire du studio.

A gauche, wagashi au yuzu, à droite wagashi goût kuru

Puis Ryusuke nous raconte que les wagashi de type mochi, qui ont une texture collante, se mangent traditionnellement frais au Jour de l'an, et qu'on n'en fait qu'une bouchée... mais il arrive que... les vieilles personnes qui n'ont plus de dents s'étouffent parfois avec et doivent être emmenées d'urgence à l'hôpital... et que parfois... il est trop tard !

Nous rions tous trois de bon cœur du malheur des autres... Ce qui ne se fait pas bien sûr.

Une blague de Ryusuke ?

Non pas du tout. Une réalité connue de tous les japonais.

mochi du nouvel an  -  (Fresh mochi / Quinn Dombrowski via Flickr CC license by)
mochi du nouvel an - (Fresh mochi / Quinn Dombrowski via Flickr CC license by)

Parenthèse washiki    (和式)

Avant de se séparer, car Ryusuke doit donner un cours, ma fille et moi, chacune à notre tour, nous laissons notre hôte un instant, pour aller faire un tour aux toilettes.

 

Oh surprise, ce sont des toilettes japonaise traditionnelles (和式, washiki) !

Rien à voir avec les cuvettes sophistiquées chauffantes et aux multiples boutons, jets d'eau, soufflerie et divers sons, dont j'avais déjà pris l'habitude.

Ici c'est beaucoup plus spartiate, tout en restant bien sûr d'une propreté impeccable : nous sommes au Japon... !

和式, (washiki)
和式, (washiki)

Dilemme pour moi : comment utiliser ces sortes de toilettes "à la turque".

Vers la porte ? Ou vers le mur ?

Une barre est fixée au mur et j'en déduis qu'elle est placée là pour s'aider à se tenir et se relever... Donc je m'installe face au mur. Curieuse impression.... Est-ce la bonne position ?

 

Vérification faite, c'est bien la bonne !

Nous quittons donc Ryusuke, et nous reprenons la Yamanote direction Niporri d'où nous changerons de train et de ligne pour aller dans l'arrondissement de Taitō au nord-est de Tōkyō.

C'est notre prochain rendez-vous : le Juyoh Hotel

En effet c'est le tout premier hôtel où elle est restée lors de ses séjours à Tōkyō et même au tout début de cette année, et où elle s'est fait des amis auprès du personnel. 


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