Shibuya -  渋谷

Mercredi 11 Novembre

Petit shopping... au Nakano Broadway

Avant de prendre notre train (Yamanote) à la gare de Nakano, pour Shibuya où nous avons rendez-vous en fin d'après-midi avec Edith (du Meguro Tavern), nous achetons quelques bricoles au Daiso ¥100 "Plaza" : un couteau de cuisine, un sac à bento, et un parapluie en plastique transparent.

Puis c'est dans les boutiques bon marché du Nakano Broadway que nous poursuivons notre shopping : du thé vert en feuille et en poudre (macha) encore une boîte à thé en papier washi, un petit pull, pour l'une, un gilet pour l'autre, quelques collants de plus, et plus loin, ma fille repère une paire de bottes, au milieu des milliers de paires exposées ici ou là.

Comme après avoir comparé plusieurs prix et plusieurs magasins auparavant celles-ci s'avèrent à son goût et à son pied (et à ma bourse) : je décide de les lui offrir.

Les bottes (made in China) de Nakano Broadway
Les bottes (made in China) de Nakano Broadway

Et nous voici, avec nos emplettes, en partance pour Shibuya.

Shibuya

Hachikō - 2005©Marj'
Hachikō - 2005©Marj'

De Shibuya, on connaît surtout la mode jeune et branchée et l'effervescence ! La Tour 109 et ses centaines de boutiques consacrées aux dernières tendances et aux "Shibuyettes".... et bien sûr,  le fameux "Shibuya Crossing", en face de la sortie Hachikō (ハチ公口) de la gare de Shibuya, surmonté de panneaux publicitaires et d'écrans géants que l'on voit dans les documentaires et les films sur le Japon et qu'empruntent chaque jour des milliers de tokyoïtes sous le regard du chien nommé Hachikō 

 

Hachikō le chien est devenu une légende : pendant près de dix ans, il a attendu, à la gare de Shibuya, quotidiennement son maître, le professeur  à l'université impériale de Tōkyō, Ueno Hidesaburō, alors que celui-ci était mort... Désormais une petite statue a donné le nom au carrefour Hachikō


Tour 109 et autres Department Stores

Nous avons donné rendez-vous, à Shibuya, au carrefour Hachikō (pour faire comme tout le monde et parce que c'est un point de rendez-vous facile) en fin d'après-midi, à Edith la barmaid qui travaille avec ma fille à Meguro-Tavern.

 

Le début d'après-midi sera encore consacrée au lèche-vitrine.

Nous allons donc "visiter" les boutiques de fringues branchées dans quelques-uns des Department Stores nombreux dans le secteur !... Grands immeubles, escalators, vendeuses au look étrange... Vêtements foufous ou hyper classes, chaussures et accessoires en tous genres... 

Et pour bien commencer, rien de mieux qu'une virée à la tour 109.

 

J'ouvre grands mes yeux, car dans le Lot, au fin fond du Lot où je vis, je ne suis guère habituée à ce déferlement d'excentricité, ce ruissellement de sons et lumières... Ce qui me donne assez vite le tournis je dois l'avouer....

Une autre chose remarquable est que si, en Europe, les caractères japonais et chinois sont "exotiques", ici c'est l'inverse, les noms des marques et/ou boutiques sont écrits en alphabet occidental. 

 

Trop de choses ! Cette profusion de produits finit pas avoir l'effet inverse que celui souhaité : je ne vois plus rien !

 

Et surtout je n'achète rien !.... Et ma fille et moi sommes plutôt contentes de notre achat du matin, car ici, les bottes identiques ne sont pas loin du double du prix ! Nous nous félicitons donc pour notre bonne affaire.

Izakaya à thème :  Kyomachi  Shibuya (町家和食 京町恋しぐれ)

Nous retournons, une fois notre appétit de lèche-vitrine comblé, auprès de Hachikō, où Edith nous rejoint rapidement. 

Les deux filles se concertent.

Ma fille a une idée : elle a entendu parler d'un Izakaya géant, occupant tout le 4e étage d'un grand immeuble et qui reproduit les petites maisons d'un quartier "coquin" du vieux Kyoto de l'ère Edo.

Notre curiosité est piquée !

Nous ne serons pas déçues !!!

 

La "rue principale" nous fait d'abord franchir un pont, sous lequel coule un petit ruisseau. De part et d'autres les lumières des maisonnettes... (n'oublions pas que nous sommes au 4e étage d'un building en plein cœur de Shibuya !) Saisissant !

A l'entrée du "village" : un plan ! Chaque "maison de thé" est notée avec son numéro afin que l'on ne se perde pas.

Une "Servante" glisse devant nous et nous emmène vers notre petit salon privé dans le dédale des ruelles mal éclairées d'une période Edo reconstituée...

Arrivée devant notre maisonnette, la "servante" allume la lanterne qui est juste devant l'entrée, afin de montrer que celle-ci est occupée, puis elle s'agenouille, fait glisser la porte coulissante pour nous livrer passage.

Nous entrons dans notre "chambrette".

La servante salue en se courbant puis toujours à genoux pivote sur elle-même et fait glisser doucement la porte pur la refermer. Elle exécutera ce cérémonial à chaque plat apporté !

Un lustre énorme, complètement kitsh, en verroterie colorée pend au milieu de la pièce. Une longue table basse  et des fauteuils complètent l'ameublement.

Edith et moi, nous nous commandons une bière et ma fille un "sawa", ainsi que quelques "amuse-gueules", ce qui permettra à Edith de compulser le livre qui sert de carte et qui est bien entendu tout écrit en japonais.

Nous commandons divers plats et surtout un assortiment de "vapeurs" : légumes, patates douces, crevettes, poissons, St Jacques, champignons et tofu... ! 

Chacune à notre tour, nous quitterons la table pour nous rendre, au "pipi-room" que nous repérons d'abord sur le plan... Faudrait pas se perdre dans l'obscurité !

Dans chaque toilette, une estampe coquine...

Mais nous avons surtout repéré "notre" salon grâce à un phallus géant qui trône tel une borne à l'angle de notre ruelle !

La soirée s'étire.... Il faut rentrer.

Demain, sera un autre jour et une autre ambiance car nous allons à la montagne !

Ne cherchez pas cet Izakaya... il est fermé depuis 2016.... son adresse était : 

The Prime Building 4F 2-29-5, Dougenzaka, Shibuya 


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