Juyoh hotel   -   Kiyokawa, Taitō (台東区)

Vendredi 13 novembre

Après avoir quitté Shinjuku et l'ami Ryusuke, et après un changement de train nous voici en gare de Minami-Senju (ligne Jōban).

Il fait toujours froid, il pleut encore, et les bourrasques de vent sont plus fortes.

Les alentours de la gare sont plutôt populaires. 

Les rues à cette heure sont presque désertes. Seuls quelques ouvriers fatigués se pressent en relevant le col de leur veste.

 

C'est le moment que choisit une bourrasque, pour retourner complètement mon parapluie en plastique transparent, acheté quelques jours auparavant au Daiso ¥100, proche du Nakano-Broadway, et dont je suis si fière ! Nous essayons de le remettre à l'endroit sous l'averse, et les coups de vent. Ce n'est pas chose aisée, une baleine se tord, mais ma fille arrive quand même à le remettre dans le bon sens.

Notre belle humeur s'est envolée...

Nous avons froid et sommes mouillées...

 

Et la gare n'est pas si proche que ça du Juyoh Hotel.

Nous nous engageons dans l'avenue, un peu plus abritée du vent, qui "descend" vers l'hôtel.

Celui est tout en hauteur : neuf étages d'un immeuble ! Et tout en haut, une terrasse !

A l'accueil ma fille se nomme et l'on nous dirige immédiatement vers le "lobby", passablement surchargé mais très convivial, où le couple des patrons, qui, sachant que la maman (Okāsan) de celle qu'ils surnomment Maruchan (surnom donné en fait par Akiko, serait là, ont tenu à faire ma connaissance, ainsi qu'un garçon (leur fils ?) nous attendent.

C'est dans cet hôtel que ma fille a déjà séjourné plusieurs fois lors de ses précédents séjours à Tōkyō.

 

Présentation, courbettes... beaucoup de sourires, photo souvenir du groupe.

Ensuite je montrerai les photos de notre roulotte chambre d'hôtes dans le Lot, qui les intriguent beaucoup : ils se montrent enthousiastes.

Politesse ? Pas seulement je pense.

Ce couple est jeune et ont repris l'hôtel depuis peu.

Ils ont des projets de transformation, modernisation... Ils veulent à la fois avoir une partie de l'hôtel à l'occidentale, et une autre partie plus traditionnelle, afin qu'il y en ait pour tous les goûts. Ils cherchent le bon concept.

 

Il est vrai que désormais, d'après les photos que je peux voir sur internet, le "lobby" a complètement perdu cet aspect fouillis et "cheap" d'auberge de jeunesse qu'il avait alors

C'est ensuite le tour de la présentation de Shinpeï qui s'occupe du "bar" et "petite restauration" dans le lobby. C'est surtout lui que ma fille connaît.

Il a son "foulard", bleu indigo à motifs géométriques blancs, de cuisinier, pour l'heure autour du cou, mais prêt à l'emploi.

Le kotatsu a été installé le jour-même, à cause de la fraîcheur de l'automne qui vient de s'installer.

Et nous voici déjà avec une bonne bière, pendant que Shinpeï nous prépare des soba (nouilles de sarrasin) avec des légumes sautés et une sorte d'omelette. 

Le kotatsu
Le kotatsu

Le repas n'est pas forcément très appétissant mais c'est très bon et roboratif : exactement ce qu'il nous fallait.

 

Toutefois Shinpeï s'inquiète pour savoir s'il me faut une fourchette ou si je vais pouvoir manger avec les baguettes... Mais il est vite rassuré.

Nos estomacs bien calés, la bière avalée et la chaleur montant de sous le kotatsu, nous rendent un peu somnolentes.

Il faut se réveiller et quitter la torpeur du lobby et du Juyoh pour replonger dans le froid et l'humidité... La route est encore longue jusqu'à notre petit "chez nous" ! 

Trois trains, deux changements... 

Nous reverrons Shinpeï à Kyoto (je crois qu'il en pinçait pour ma fille... mais chuuut)


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